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Cet article de Var Matin appelle quelques précisions, s’il est rigoureusement exact lorsqu’il cite les intervenants à la séance du Conseil d’Etat à laquelle j’ai assisté jeudi 2 février 2023… il est un peu plus confus quand à ce qu’il en déduit. Tout d’abord par son titre, pour une sortie de crise il faudrait soit que que le Conseil juge au fond ou bien qu’il confirme l’arrêt obtenu par notre avocat, Me Thiriez, en faveur de la Plage des Jumeaux devant la Cour d’Appel Administrative de Marseille (ce qui ne serait une sortie de crise que pour nous.)
Il est probable qu’il n’y ait donc pas de sortie de crise avec la décision du Conseil d’Etat mais plutôt la confirmation de ce qui s’impose à tous: la loi, toujours la loi, seulement la loi. En l’espèce si elle n’a pas été scrupuleusement respectée dans sa forme par la Cour d’Appel de Marseille le Conseil suivra le Rapporteur Public et nous devrons tous nous retrouver pour plusieurs mois encore devant la juridiction d’Appel à Marseille. Mais les questions soulevées par cette procédure depuis son origine sont légitimes et respectables, pour tout dire en débattre devant la Justice ne saurait être qualifié de crise, c’est un temps utile à tous malgré le stress et l’incertitude. Personne ne saurait se satisfaire d’un jugement définitif exprimé en bafouant le droit et au mépris de l’expression légitime de chacun. Cela n’engage pas seulement une commune et quelques établissements de plages aussi célèbres soient ils… mais bien la manière dont les collectivités peuvent organiser les Appels d Offre et garantir entre autre l’égalité des chances des candidats. Ça vaut le coup de s’y attarder un peu. Attendons calmement la décision du Conseil et ses motivations et restons vigilants et respectueux. #justice