← retour au Journal
Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. « Ce que ne dit pas la Chanson que tous nous apprîmes enfants, mais qu’il y a fort fort longtemps dans le fort fort lointain village de Rahmat-ûllah les enfants devaient alors connaître, transis par l’horreur de ce récit qui n’inspirait aucune mélodie… C’était au retour de l’affreux pillage de Pampelune, qu’il avait orchestré de sa célèbre épée dressée, c’était au retour de ce massacre donc, à Roncevaux pour être précis, que sa Durandal aiguisée et lustrée par ses forfaits devint sa Damoclès implacable. Quelques trois siècles plus tard la Chanson désignera un traitre et visera les Maures - une mauvaise habitude qui hélas nous restera - pour sauver son honneur, ce que l’histoire ne pourra pas faire puisque ce sont bien de fiers Vascons qui vengèrent Pampelune des crimes avérés de ce neveu pas si franc d'un roi bien aimé qui devint empereur. Parmi eux peut être des Moreù lointains cousins qui bientôt traverseraient les Pyrénées pour s’établir en Perpignan. Nous sommes le 15 août 778, il y a presque jour pour jour 1240 ans… Par orgueil sans doute il tarda trop à faire sonner son cor pour alerter son oncle de lui venir en aide, sa Durandal ne put rien pour lui et le petit Comte perdit son âme dans cette gorge triste… au dernier souffle peut être se rappela-t’il sa devise « il faut toujours avancer et jamais reculer »? Un gascon ponctuerait d’un « con! » Probablement dans un sursaut lucide ou un bégaiement de gisant, il assembla ces derniers mots comme une nouvelle devise hélas trop tardive : « il n’y a que ceux qui ne changent pas d’avis… qui ne changent pas d’avis !» Aujourd’hui mieux connue sous sa forme moins absurde et par trop évidente. Et c’est allongé à même la terre, sa monture s’éloignant déjà en broutant des herbes forcément plus vertes, qu’il apporta cette démonstration magistrale qui annonçait finalement mieux que Nostradamus ce que serait le XXIe siècle, ce monde dans lequel nous vivons et où l’on peut tout à la fois être droit dans ses bottes et tout à fait couché."