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Repost from @editionssebastienmoreu using repost_now_app - Pierre-Marc de Biasi, auteur de « Pourquoi léguer les brouillons d’un film ? » paru dans notre livre « Amos Gitai et l’enjeu des archives » que nous venons de publier avec le soutien du @collegedefrance, ne parle pas ici de la génétique au sens biologique du terme. Ce qu’il vise, c’est une démarche, devenue une discipline à part entière il y a une quarantaine d’années dans le domaine de l’étude des archives, en particulier celles de la création.
L’auteur impute même l’origine de cette prise de conscience à un codicille ajouté par Victor Hugo à son testament : « Je donne (…) tout ce qui sera trouvé écrit ou dessiné par moi à la Bibliothèque Nationale (…) » et Biasi d’ajouter : « L’idée que les archives de la création sont aussi importantes que l’œuvre elle-même, que comprendre la naissance de l’œuvre peut contribuer de manière essentielle à assurer à l’œuvre publiée sa diffusion de manière pérenne. »
Bien loin du sujet de ce texte, l’éditeur ne peut s’empêcher d’évoquer ici le vertige qui fut le sien à la lecture d’un article de Science & Vie en 2012 relatant l’exploit du généticien George Church qui venait alors de stocker 70 milliards de copies de son livre de 300 pages « La deuxième genèse » sur un minuscule brin d’ADN. Vertigineux !
Pierre-Marc de Biasi est Directeur de recherche à l’Item (Institut des textes manuscrits modernes), CNRS / ENS, spécialiste de Gustave Flaubert et également de l’histoire du papier à laquelle il a consacré plusieurs ouvrages.
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